Chaque année, France Travail publie son enquête sur les Besoins en Main-d’Œuvre (BMO). Cette étude permet d’analyser les tendances du marché de l’emploi du point de vue des employeurs. Dans le Loir-et-Cher, les résultats de 2026, comparés à ceux de 2024 et 2025, montrent une évolution notable des recrutements.
Les projets de recrutement ralentissent dans le Loir-et-Cher
Depuis trois ans, les entreprises du département prévoient moins d’embauches. En effet, les intentions de recrutement ont nettement diminué :
- En 2024, les employeurs déclaraient plus de 14 000 projets d’embauche.
- En 2026, ce chiffre atteint un peu plus de 11 000 projets, selon l’enquête BMO.
Ainsi, les intentions de recrutement ont reculé de 21 % à l’échelle départementale.

Les difficultés de recrutement persistent
Malgré la baisse des projets d’embauche, les entreprises continuent de rencontrer des difficultés pour recruter. Trouver des candidats qualifiés reste un défi dans de nombreux secteurs.
D’ailleurs, plus de 42 % des recrutements sont considérés comme difficiles par les employeurs interrogés. Ce chiffre confirme les tensions qui persistent sur le marché du travail dans le département.
L’emploi saisonnier reste une solution privilégiée
Face au manque de candidats et aux besoins des entreprises, les recruteurs adaptent leurs stratégies. Ils misent notamment sur l’emploi saisonnier pour répondre à leurs besoins de main-d’œuvre.
Ainsi, 33 % des offres d’emploi concernent des postes saisonniers. Cette solution permet aux employeurs de faire face aux périodes de forte activité tout en limitant les difficultés de recrutement.
Viticulteur et arboriculteur : le métier qui recrute le plus
Avec plus de 840 projets d’embauche en 2026, le métier de viticulteur et arboriculteur arrive en tête des recrutements dans le Loir-et-Cher.
Cependant, les employeurs rencontrent encore des difficultés pour pourvoir certains postes. En effet, près de 32 % des offres sont jugées difficiles à pourvoir.